samedi 9 février 2008
La chanson du soir :
"Colors" d'Amos Lee.
Certes, pas de clip sur ce lien, mais c'est bien aussi, juste le plaisir des oreilles !
mercredi 6 février 2008
Les malédictions (#5) :
Je me suis enfin achetée un métronome, pour travailler mes textes avec du rythme et des tempi différents. Cet après-midi, en revenant de la bibliothèque (17h30), je décide d'aller travailler mon texte au Jardin Public. Me voilà donc partie, avec mon petit paquetage.
Arrivée au milieu du jardin, je pose mon sac, met en marche le métronome, respire deux trois fois avant de me lancer, ouvre grand la bouche et.... et ma voix est couverte par le ding ding ding de la cloche du gardien, qui signale aux promeneurs que le jardin va fermer. Eh oui, comme d'habitude, j'ai oublié qu'en hiver ça ferme plus tôt...
C'est le genre de malédiction qu'on peut aussi transposer avec la bibliothèque ou la piscine... Et pas la peine de me faire croire que je suis la seule à qui ça arrive !!
Arrivée au milieu du jardin, je pose mon sac, met en marche le métronome, respire deux trois fois avant de me lancer, ouvre grand la bouche et.... et ma voix est couverte par le ding ding ding de la cloche du gardien, qui signale aux promeneurs que le jardin va fermer. Eh oui, comme d'habitude, j'ai oublié qu'en hiver ça ferme plus tôt...
C'est le genre de malédiction qu'on peut aussi transposer avec la bibliothèque ou la piscine... Et pas la peine de me faire croire que je suis la seule à qui ça arrive !!
La déclaration du mardi :
Je suis une femme !
Eh oui, là je crois que je vais devoir me faire une raison.
C'est arrivé mardi matin, alors que je jetais un "rapide coup d'oeil" sur la 3ème démarque à Princesse TamTam : magnifique ensemble à -30%, avec -10% supplémentaires. Ma joie a dû être communicative, car la vendeuse (au charmant accent russe) me propose de me conseiller pour les tailles. "Mouif, si elle veut, m'enfin bon, je sais déjà, un 38 et un 95B svp".
Direction la cabine : rideau en gros velours rose, (et qui tombe VRAIMENT jusqu'en bas), intérieur matelassé en faux cuir rose et gros tapis rose, bref, j'ai l'impression d'entrer dans le monde de Barbie (surtout ne pas penser au corps de Barbie, la compétition est déloyale, et de toute façon il n'est pas proportionnel son corps, dans la vraie vie...).
Bref, ma nouvelle amie me conseille d'essayer d'abord le haut, c'est toujours le plus long. Deux minutes plus tard, quand je lui dis qu'elle peut regarder, elle se décompose, et me lâche un aimable "Mais ça déborde de partout !!" (pétasse!) "Il vous faut au moins du C !"
Rebelote, deux minutes plus tard : "On va essayer du D alors..."
Ohla mignonne ! Attend un peu là.... Eh en fait si, elle avait raison, et me voila enveloppée dans du D, à l'aise ! Du coup, quand mon regard se pose sur la vieille chose en B suspendue au crochet de la cabine, ma gorge se serre un peu... Allez, vieux compagnon de route !
Au tour du bas maintenant. Si elle me sort qu'il me faut du 46 je l'étouffe dans le rideau. Heureuse surprise, elle ne mouche pas quand je dis qu'il me faut un 38. Mais là, il va falloir que je trouve une parade, parce que je n'ai pas l'épilation de Barbie aux mollets, et que dans cet univers tout rose bonbon, ça risque de jurer un peu. Rapidité et efficacité : quand elle rentrouvre le rideau, je suis déjà en train de remettre mon écharpe, triomphante (héhéhé!).
Comme quoi, les prises de conscience se font parfois de manière inattendues...
Eh oui, là je crois que je vais devoir me faire une raison.
C'est arrivé mardi matin, alors que je jetais un "rapide coup d'oeil" sur la 3ème démarque à Princesse TamTam : magnifique ensemble à -30%, avec -10% supplémentaires. Ma joie a dû être communicative, car la vendeuse (au charmant accent russe) me propose de me conseiller pour les tailles. "Mouif, si elle veut, m'enfin bon, je sais déjà, un 38 et un 95B svp".
Direction la cabine : rideau en gros velours rose, (et qui tombe VRAIMENT jusqu'en bas), intérieur matelassé en faux cuir rose et gros tapis rose, bref, j'ai l'impression d'entrer dans le monde de Barbie (surtout ne pas penser au corps de Barbie, la compétition est déloyale, et de toute façon il n'est pas proportionnel son corps, dans la vraie vie...).
Bref, ma nouvelle amie me conseille d'essayer d'abord le haut, c'est toujours le plus long. Deux minutes plus tard, quand je lui dis qu'elle peut regarder, elle se décompose, et me lâche un aimable "Mais ça déborde de partout !!" (pétasse!) "Il vous faut au moins du C !"
Rebelote, deux minutes plus tard : "On va essayer du D alors..."
Ohla mignonne ! Attend un peu là.... Eh en fait si, elle avait raison, et me voila enveloppée dans du D, à l'aise ! Du coup, quand mon regard se pose sur la vieille chose en B suspendue au crochet de la cabine, ma gorge se serre un peu... Allez, vieux compagnon de route !
Au tour du bas maintenant. Si elle me sort qu'il me faut du 46 je l'étouffe dans le rideau. Heureuse surprise, elle ne mouche pas quand je dis qu'il me faut un 38. Mais là, il va falloir que je trouve une parade, parce que je n'ai pas l'épilation de Barbie aux mollets, et que dans cet univers tout rose bonbon, ça risque de jurer un peu. Rapidité et efficacité : quand elle rentrouvre le rideau, je suis déjà en train de remettre mon écharpe, triomphante (héhéhé!).
Comme quoi, les prises de conscience se font parfois de manière inattendues...
dimanche 3 février 2008
vendredi 1 février 2008
La soirée qui tue :
Journée de boulot éreintante, horaires saugrenus, client encore plus saugrenus que les horaires, et même plus de muffins au chocolat....
Pour tenir, il me fallait un but, un objectif à court terme, de préférence un truc sympa (regarder i-télé en faisant mon repassage, par exemple, c'est niet !).
A 15h, ma décision est prise, vu que j'aurai l'appart pour moi toute seule, ce sera un plan à trois : dvd, mes chocolate chunk et moi.
Enfin, 19h, la relève arrive ! Je jette mon tablier, et je file direction le petit casino, pour renflouer le stock de chocolate chunk qui s'est pris une grosse claque ces derniers temps ("Eh oh les pralines ça va, je sais, où sont passées tes bonnes résolutions...blabla, je les tiendrai quand le 1er janvier ne tombera pas en plein hiver, en plein froid, en pleine pluie et grisaille etc...)
Après avoir essuyé une pluie torrentielle, m'être trompée de rue, avoir longé une vitrine décorée de rats pendus... j'arrive enfin devant ce haut lieu de la gastronomie, dont la porte automatique me promet déjà monts et merveilles, telle la caverne d'Ali Baba... Pourtant, à peine ai-je franchi cette porte que je ressens un frisson glacé me parcourir tout du long... Huummm.... Le rayon semble être vide à l'endroit précis où j'aimerais qu'il fut plein, suspect, suspect...
Et en quelques secondes, je sens le casino s'effondrer sous mes pieds, et avec lui tous mes rêves de bonheur pour ce soir. Mince alors, mais qu'est ce que je vais bien pouvoir grignoter devant mon film du coup ?
Hors de question de se rejeter sur d'autres cookies, mes petits chéris ne se relèveraient jamais d'un tel affront... Dépitée, je me dirige vers la caisse, une ultime lueur d'espoir animant mes pupilles, (et mon estomac !), je demande au gérant si par hasard ils ont des cachettes à chocolate chunk, ou si tout est en rayon (là en l'occurence, s'il me répond que tout est en rayon, je lui fait avaler sa machine à code barre...). Alors oui, ma question fait rire le papi derrière moi, "eh bien, jeune fille, on se croit aux soldes ?" Crétin (mais je ne le dis pas à voix haute, j'ai quelques restes de politesse...). Mais c'est surtout la réponse sans appel du gérant qui m'assassine le plus :"Ohla non, y'en a plus, et c'est pas dit qu'on en ait de nouveau... Là c'est la fin des haricots, le printemps semble vraiment bien loin...
Je repars donc avec ma maigre pitance : des yaourts au chocolat de mamie nova (qui s'avéreront en plus ne pas tenir leurs promesses, à mon goût en tout cas), de la mozzarella, et une petite bouteille de Taillefine Fiz agrumes (prise au boulot, histoire de me donner bonne conscience...)
Mais il reste encore une étape à accomplir : le choix du film. Chaque fois c'est la même chose, j'hésite, je papillonne : intello ou comédie romantique ? Film d'auteur ou film d'horreur ?
En plus, c'est comme à la librairie... Selon le rayonnage devant lequel tu t'arrêtes, les gens ne te considèrent pas de la même façon. Démonstration : une fille seule qui s'arrête devant les films de Woody Allen ne dégage pas la même chose que celle qui s'arrête devant Emir Kusturica, que celle qui s'arrête devant "Pluskapoil de Mickaël Youn", ou "Laurent Gerra flingue la télé" on peut dire ce qu'on veut...
Là, le dilemne crucial s'est joué entre l'intégrale de la saison 4 de Sex and the city, ou Saint-Cyr avec Isabelle Hupert, qui l'a finalement remporté (ben oui faut bien dormir aussi parfois...)
Là, il reste un yaourt au chocolat, des m&ms (faut bien faire marcher le commerce de ce pauvre loueur de dvd...non je ne sais pas ce que c'est que la mauvaise foi, je n'ai jamais entendu ce mot là, il ne fait pas partie de mon vocabulaire !), et j'ai rapporté Dirty Dancing sur mon lit.... Histoire de me consoler de la disparition prématurée des chocolate chunk macadamia cookies...
Pour tenir, il me fallait un but, un objectif à court terme, de préférence un truc sympa (regarder i-télé en faisant mon repassage, par exemple, c'est niet !).
A 15h, ma décision est prise, vu que j'aurai l'appart pour moi toute seule, ce sera un plan à trois : dvd, mes chocolate chunk et moi.
Enfin, 19h, la relève arrive ! Je jette mon tablier, et je file direction le petit casino, pour renflouer le stock de chocolate chunk qui s'est pris une grosse claque ces derniers temps ("Eh oh les pralines ça va, je sais, où sont passées tes bonnes résolutions...blabla, je les tiendrai quand le 1er janvier ne tombera pas en plein hiver, en plein froid, en pleine pluie et grisaille etc...)
Après avoir essuyé une pluie torrentielle, m'être trompée de rue, avoir longé une vitrine décorée de rats pendus... j'arrive enfin devant ce haut lieu de la gastronomie, dont la porte automatique me promet déjà monts et merveilles, telle la caverne d'Ali Baba... Pourtant, à peine ai-je franchi cette porte que je ressens un frisson glacé me parcourir tout du long... Huummm.... Le rayon semble être vide à l'endroit précis où j'aimerais qu'il fut plein, suspect, suspect...
Et en quelques secondes, je sens le casino s'effondrer sous mes pieds, et avec lui tous mes rêves de bonheur pour ce soir. Mince alors, mais qu'est ce que je vais bien pouvoir grignoter devant mon film du coup ?
Hors de question de se rejeter sur d'autres cookies, mes petits chéris ne se relèveraient jamais d'un tel affront... Dépitée, je me dirige vers la caisse, une ultime lueur d'espoir animant mes pupilles, (et mon estomac !), je demande au gérant si par hasard ils ont des cachettes à chocolate chunk, ou si tout est en rayon (là en l'occurence, s'il me répond que tout est en rayon, je lui fait avaler sa machine à code barre...). Alors oui, ma question fait rire le papi derrière moi, "eh bien, jeune fille, on se croit aux soldes ?" Crétin (mais je ne le dis pas à voix haute, j'ai quelques restes de politesse...). Mais c'est surtout la réponse sans appel du gérant qui m'assassine le plus :"Ohla non, y'en a plus, et c'est pas dit qu'on en ait de nouveau... Là c'est la fin des haricots, le printemps semble vraiment bien loin...
Je repars donc avec ma maigre pitance : des yaourts au chocolat de mamie nova (qui s'avéreront en plus ne pas tenir leurs promesses, à mon goût en tout cas), de la mozzarella, et une petite bouteille de Taillefine Fiz agrumes (prise au boulot, histoire de me donner bonne conscience...)
Mais il reste encore une étape à accomplir : le choix du film. Chaque fois c'est la même chose, j'hésite, je papillonne : intello ou comédie romantique ? Film d'auteur ou film d'horreur ?
En plus, c'est comme à la librairie... Selon le rayonnage devant lequel tu t'arrêtes, les gens ne te considèrent pas de la même façon. Démonstration : une fille seule qui s'arrête devant les films de Woody Allen ne dégage pas la même chose que celle qui s'arrête devant Emir Kusturica, que celle qui s'arrête devant "Pluskapoil de Mickaël Youn", ou "Laurent Gerra flingue la télé" on peut dire ce qu'on veut...
Là, le dilemne crucial s'est joué entre l'intégrale de la saison 4 de Sex and the city, ou Saint-Cyr avec Isabelle Hupert, qui l'a finalement remporté (ben oui faut bien dormir aussi parfois...)
Là, il reste un yaourt au chocolat, des m&ms (faut bien faire marcher le commerce de ce pauvre loueur de dvd...non je ne sais pas ce que c'est que la mauvaise foi, je n'ai jamais entendu ce mot là, il ne fait pas partie de mon vocabulaire !), et j'ai rapporté Dirty Dancing sur mon lit.... Histoire de me consoler de la disparition prématurée des chocolate chunk macadamia cookies...
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